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Les occupations

L'occupation allemande


A cause de la défaite militaire et politique de juin 1940 la France vaincue et humiliée subit l'occupation de son territoire par l' armée du vainqueur, en deux périodes; d'abord en zone Nord puis élargie à la zone Sud.  L'occupant organise le pillage des richesses de la France pour l'entretien de ses troupes et pour aider l' économie du III° Reich essentiellement tournée vers l'effort de guerre.

Dès 1940 les Allemands sont responsables de crimes de guerre. La violence par la terreur ira en s'amplifiant jusqu'à la Libération, tant à l'encontre des résistants et de ceux qui les aident que des juifs qu'ils ont décidé d'anéantir. Ils agissent dans une grande indifférence morale des responsables et des exécuteurs, pourtant issus d'une des nations les plus civilisées du monde.

La politique de répression est organisée avec tous les moyens nécessaires. En 1942 le pouvoir policier passe de l'armée allemande à la SS et à la police avec K.Oberg qu'on appellera "le bourreau de Paris  Dès 1941, les Allemands interviennent en France dans les exécutions d'otages. Le tout avec le consentement du gouvernement français dont la police et la justice collaborent étroitement avec l'occupant à la répression et à la persécution.
S'il ne doit rester qu'un seul nom symbolisant la terreur nazie en France c'est bien celui du village d'Oradour-sur-Glane, anéanti le 10 juin 1944, avec le massacre de tous ses habitants.


Dans le département des Basses-Alpes
Dans le département des Basses-Alpes les Allemands n'arrivent qu'en octobre 1943 après le départ des Italiens repartis dans leur pays après l'armistice signé avec les Alliés. Dès leur arrivée les Allemands instaurent le couvre-feu. L'Etat-major et le Gestapo s'installent à Digne. Les arrestations, interrogations et déportations se succèdent, souvent avec le concours de la Milice française. Cela commence  en novembre 1943 avec l' arrestation de Juifs à Sisteron et Mison,  puis de résistants à Banon en décembre jusqu'aux drames de la Résistance de juin, juillet et août 1944, soit près de 300 morts, et de nombreux déportés de la répression (résistants et otages) et de la persécution ( plus de 340 Juifs).