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La Résistance

MOUVEMENTS ET RÉSEAUX


Dès l'été 1940, d'individuel le désir d'agir devient collectif avec comme but de toucher et de rassembler ceux et celles qui disent NON et veulent "faire quelque chose" CONTRE l'ordre nouveau imposé par le  gouvernement de collaboration de Vichy et l'occupant. S'impose alors pour ces tous premiers résistants la nécessité de s'organiser. Des noyaux d'amis naissent ici ou là.

On pense naturellement au groupe des chercheurs du Musée de l"Homme à Paris dont l'impact s'étendra vite en province et, à Marseille, au MLN (Mouvement de Libération Nationale) créé par le militaire Henri Frenay, resté admirateur de Pétain pendant un certain temps.  D'abord AGIR par la propagande écrite. Tracts et journaux clandestins que des mains anonymes glissent sous les portes se multiplient et, peu à peu, mouvements et réseaux se structurent.

Selon les études des historiens il y eut 24 mouvements de résistance opérationnels et 21 réseaux. S'y ajoutent une soixantaine d'organisations civiles et militaires pour la Résistance intérieure et 37 pour la France Libre.

Dans le département des Basses-Alpes


Dans le département des Basses-Alpes les principaux mouvements sont l'AS (Armée Secrète), les FTP (Francs-Tireurs et Partisans) et l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée). - l'AS est issue du mouvement Combat créé en 1940 par Frenay à Marseille. Le manosquin Louis Martin-Bret en est incontestablement le créateur et l'animateur dans les Basses-Alpes où il met en place les premiers maquis. Une structure à vocation armée, les Groupes Francs, est prise en main par Jean Vial, colonel de réserve. - les FTP sont mis en place par Georges Alziari, de Vence, qui a trouvé un travail à Digne, par Georges Bonnaire, de Nice, futur colonel Noël des FFI et Joseph Laurenti, venu aussi des Alpes- Maritimes car le parti communiste, qui crée ce mouvement, n'a plus de cadres depuis 1940 dans les Basses-Alpes. Ces deux mouvements AS et FTP s'implanteront solidement dans le département. - l'ORA est créée par le Général Frère (qui sera assassiné au camp du Struthof) puis par le colonel Zeller et le général Verneau (qui mourra aussi en déportation). Le mouvement recrute naturellement parmi les militaires, l'armée d'armistice étant dissoute en novembre 1942. Ce mouvement qui se veut apolitique se prépare pour le jour J. Il s'implante dans la vallée de l'Ubaye sous les ordres du commandant Bureau et du capitaine Lecuyer. - à Digne un petit groupe de résistants "travaille" pour les FTP, l'ORA et le mouvement Résistance-Fer. Le NAP (Noyautage des Administrations Publiques) est né à Lyon. Claude Bourdet l'élargira aux services des préfectures, police, ravitaillement, PTT, SNCF, etc... avec l'accord de Jean Moulin. Le mouvement deviendra national avec le noyautage des ministères à Paris et à Vichy. Dans le département des Basses-Alpes le responsable du NAP était Jean Piquemal, secondé par Raymond Savary et Joseph Fontaine.