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La Résistance

L'UNIFICATION



    Les M.U.R.
    L'unification des forces de la Résistance intérieure s'impose dès 1943. Cette volonté d'union, voulue et lancée par Jean MOULIN, se réalise d'abord en zone Sud par la fusion dans les M.U.R. (Mouvements Unis de la Résistance) des trois principaux mouvements : Combat, Libération et Franc-Tireur. Ses responsables sont d'abord Henri Frenay pour Combat, Emmanuel d'Astier pour Libération et Jean-Pierre Lévy pour Franc-Tireur; puis ils sont remplacés par Claude Bourdet, Pascal Copeau et Marcel Degliame. En Zone Sud chaque région a son directoire avec un chef unique et chaque département a son chef MUR. Les M.U.R., qui sont créés ensuite en Zone Nord, reprennent la présidence du C.N.R. après la disparition de Jean Moulin et le commandement des F.F.I. Ils se transforment en M.L.N., Mouvement de Libération Nationale. L'histoire des MUR est aussi complexe que celle de la Résistance qui, si elle doit être impérativement organisée au plan national avec l'aval de la France Libre et des Alliés n'en demeure pas moins un phénomène local.

     Les F.F.I.
     En février 1944 est décidé sous l'appellation de F.F.I. (Forces Françaises de l'Intérieur) le regroupement des forces combattantes en lutte sur le territoire métropolitain dont les principales sont l'A.S. (Armée Secrète), les F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans) et l'O.R.A. (Organisation de la Résistance de l'Armée). Les F.F.I., placés sous le commandement du Général Koenig de la France Libre, jouent un rôle important, parallèlement aux Alliés, dans la préparation des débarquements en Normandie puis en Provence. A la libération de Paris, en août 1944 le chef des FFI était le colonel Rol-Tanguy, issu des FTP. Le général américain Eisenhower, Commandant des forces alliées en Europe, a estimé à 15 divisions régulières l'aide apportée par les F.F.I. à la libération du territoire.

Dans le département des Basses-Alpes


    Dans le département des Basses-Alpes, comme ailleurs, sur les directives du C.N.R. (Conseil National de la Résistance) dirigé par Jean MOULIN, est créé le C.D.L.,(Comité Départemental de Libération), clandestin jusqu'au jour de la Libération. Son président est Louis Martin-Bret. C'est l'organe "politique" de la Résistance dont les tâches principales sont la mise en place des Comités Locaux de Libération et la prise en main de l' administration le jour de la Libération dont on savait que les missions ne seraient pas faciles, notamment en ce qui concerne le ravitaillement et la justice. Au sein du C.D.L. clandestin le représentant des M.U.R. était le professeur de philosophie François Cuzin.

     Parallèlement est mis en place l' état-major des F.F.I. qui regroupent l'A.S. et l'O.R.A. Le commandement des F.F.I. est confié au commandant Chaumont de l'O.R.A., assisté de Max Morin. qui succéde, à la direction militaire de l'A.S., à Jean Vial, colonel de réserve, qui prend la direction du Groupe d'Action Immédiate de ce mouvement. Les F.T.P. qui, dans ce département, avaient gardé une structure indépendante gardent toutefois le contact avec les F.F.I. par l'intermédiaire de Georges Bonnaire, leur responsable à la propagande. En août 1944, suite à des divergences A.S.-O.R.A., Georges Bonnaire, alias Colonel Noël, est désigné par l'O.R.A. avec la recommandation des Alliés pour prendre la direction des F.F.I jusqu'à la libération du département.